Oui, répondit le mousquetaire en se grattant la moustache de la main qu'Athos lui laissait libre, oui, je viens aussi Soyez le bienvenu, monsieur le chevalier, non pour la consolation que vous apportez, mais pour vous-même. Je suis consolé. Et il essaya d'un sourire plus triste qu'aucune des larmes que d'Artagnan eût jamais vu répandre. À la bonne heure ! fit d'Artagnan. Seulement, continua Raoul, vous êtes arrivé comme M. le comte allait me donner les détails de son entrevue avec le roi. Vous permettez, n'est-ce pas, que M. air nike 90, le comte continue , Et les yeux du jeune homme semblaient vouloir lire jusqu'au fond du cur du mousquetaire. Son entrevue avec le roi , fit d'Artagnan d'un ton si naturel, qu'il n'y avait pas moyen de douter de son étonnement. Vous avez donc vu le roi, Athos , Athos sourit. Oui, dit-il, je l'ai vu. Chapitre CXCVIII Suite d'orage 12 Page 18 Le Vicomte de Bragelonne, Tome IV. Ah ! vraiment, vous ignoriez que le comte eût vu Sa Majesté , demanda Raoul à demi rassuré. Ma foi, oui ! tout à fait. montre pas cher Alors, me voilà plus tranquille, dit Raoul. Tranquille, et sur quoi , demanda Athos. Monsieur, dit Raoul, pardonnez-moi ; mais, connaissant l'amitié que vous me faites l'honneur de me porter, je craignais que vous n'eussiez un peu vivement exprimé à Sa Majesté ma douleur et votre indignation, et qu'alors le roi Et qu'alors le roi , répéta d'Artagnan. Voyons, achevez, Raoul. Excusez-moi à votre tour, monsieur d'Artagnan, dit Raoul. Un instant j'ai tremblé, je l'avoue, que vous ne vinssiez pas ici comme M. d'Artagnan, mais comme capitaine de mousquetaires.
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